Le candidat de Debout La République, Nicolas Dupont-Aignan, vient d’adresser au CNPA ses réponses au questionnaire « Pour des commerces et des services de l’automobile durable ». Morceaux choisis…
EMPLOIS
CNPA : La problématique liée à l’image de l’automobile, en tant que produit et activité économique suppose un réel effort d’attractivité que la filière ne pourra réaliser seule. Serez-vous prêt à associer l’Etat, les conseils régionaux et les branches concernées dans une vigoureuse campagne de valorisation des métiers de l’automobile ?
Nicolas Dupont-Aignan : Je considère la filière automobile comme un des symboles de réussite de l’industrie française, provenant notamment des choix qui ont été faits par le Général de Gaulle pendant les Trentes Glorieuses. Je suis en effet pour une concertation afin d’améliorer et de simplifier l’environnement de notre filière automobile. Associer l’État et les pouvoirs publics à cette filière afin d’en renforcer son image me paraît être une décision pertinente.
Le dispositif « Compétences-Emplois » mis en place à l’initiative du CNPA dans le cadre de la Charte automobile, qui a permis de préserver près de 10 000 postes, venant à échéance en 2012, prenez-vous l’engagement de faire reconduire le soutien de l’Etat ?
Le dispositif « Compétences-Emplois » a en effet montré toutes ses preuves pendant la crise. En tant que partisan d’un État volontariste, il serait bon de réunir les différentes parties prenantes pour évoquer cette possibilité-là.
MOBILITÉ
Le Plan « Véhicules décarbonés » engagé en octobre 2008 fera-t-il l’objet d’un accompagnement spécifique, notamment au niveau des infrastructures nécessaires au développement de ces véhicules ?
Dès le lendemain de l’élection, je lancerai la mise en place d’Etats Généraux de l’Avenir Energétique pour orienter la politique de la France à long terme en prenant en considération quatre facteurs : le prix, l’indépendance, la sûreté et l’impact sur l’environnement. Nous regrouperons les différentes parties prenantes autour d’une même table pour déterminer à quel niveau les normes doivent être fixées et quelles aides spécifiques seront allouées à chacun. Le plan « Véhicules décarbonés » fera donc partie des discussions à aborder.
Quelle est votre conception d’une « mobilité durable » ?
Pour moi, promouvoir la mobilité durable, c’est promouvoir un système où les entreprises et les personnes peuvent se déplacer selon leurs besoins tout en étant le plus respectueux en matière environnementale.
Comment comptez-vous organiser et développer la complémentarité entre les différents modes de transports et faciliter en amont les concertations indispensables aux plans de déplacement urbains et ruraux comme à un aménagement équilibré du territoire ?
L’optimodalité est en effet un défi pour les années à venir, à la fois en terme de protection de l’environnement et de développement économique. Les États Généraux de l’Avenir Energétique nous permettront de mettre en place des objectifs dans ce domaine. »
SÉCURITÉ ROUTIÈRE
Êtes-vous prêt à faire étudier une campagne de communication avec le CNPA pour valoriser le rôle essentiel de tous les services de l’automobile, des deux roues et des véhicules industriels dans la sécurisation du parc ?
D’abord, saluons le comportement des automobilistes français qui depuis quelques années se caractérise par un souci permanent de garantir la sécurité de chacun sur nos routes, comme le montrent les statistiques récentes. Appuyons cette évolution positive en donnant un nouvel élan à la politique de sécurité routière !
Je suis a priori favorable à la possibilité d’étudier une campagne de communication pour valoriser les secteurs de l’automobile.
De façon corollaire, serez-vous prêt à rationaliser l’intervention des services de l’Etat dans ce domaine, souvent trop dispersés entre plusieurs ministères, et à systématiser la concertation préalable avec les organisations réellement représentatives ?
Il me semble pertinent de rationaliser l’intervention des services de l’État en la matière et de favoriser la concertation avant les prises de décision.
Quelle politique de sécurité routière allez-vous mener en matière de prévention et plus particulièrement en ce qui concerne les activités de maintenance du parc mais aussi du contrôle technique et de la formation à la conduite ?
Je pense que les Français ont déjà fait des efforts importants dans ce domaine, comme le montrent les statistiques. Je proposerai des mesures nouvelles pour concentrer la force publique dans la lutte contre la mortalité sur les routes tout en mettant fin à la logique rétributive qui détermine aujourd’hui l’implantation des radars. Ce changement stratégique aura pour fin la suppression des radars situés dans les zones non-dangereuses pour multiplier leur implantation sur les routes qui enregistrent des taux record de mortalité. De plus, je durcirai la législation pour les véritables chauffards, ceux qui enfreignent la loi de manière tellement abusive qu’il mérite des sanctions pénales exemplaires. J’interdirai la vente d’alcool sur les autoroutes. Ces nouvelles mesures seront donc à la base du projet nouveau que je développe pour notre sécurité routière : fermeté et justice en seront les maîtres mots. Concernant les autres points que vous évoquez, il serait à mon sens intéressant de réunir les différentes parties prenantes autour d’une table pour constater quelles sont les attentes et les manques dans ces dispositifs, pour ainsi par exemple mettre en place une meilleure formation à l’anticipation des risques ou encore un renforcement du contrôle technique.

Pas tout à fait vrai Olivier !! Tu oublies qu’elle est autorisée pour les produits régionaux : le calva sur l’A13, la pastis en PACA… Je suis pour une interdiction totale ! Encore un lobbying efficace des producteurs et des régions…
« J’interdirai la vente d’alcool sur les autoroutes »… Mais au fait, n’est-elle pas déjà interdite M. Dupont Aignan? …! Petit conseil pour la prochaine campagne : bien ficeler son programme, en concertation avec les professionnels…