Automobile = pollution ? Contrairement à l’équation communément véhiculée, la filière automobile a montré sa capacité à produire, distribuer, entretenir et réparer des véhicules plus sobres et plus propres. Parallèlement, nos métiers sont également les pionniers des nouvelles formes de mobilité. Loin d’opposer les différents modes de mobilité entre eux, il est nécessaire de mieux organiser leur complémentarité.
Dès lors qu’il s’agit d’environnement, l’automobile et ses professionnels restent les premiers accusés, alors que la circulation routière ne représente que 24% des émissions totales de gaz à effet de serre en France. La réduction des conséquences environnementales engendrées par notre mobilité est un objectif collectif de dimension mondiale. Mais, il ne doit pas occulter la contribution de la route qui assure 88% du transport de marchandises et 87% des déplacements des voyageurs. Les stratégies visant à développer les alternatives à la route ne peuvent occulter ces ordres de grandeur. Ainsi le Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT), dont la nouvelle mouture a été présentée en novembre 2011, pourrait être rééquilibré en faveur de la maintenance et de la mise à niveau du réseau routier.
Le rapport du consommateur au véhicule a profondément évolué au cours de la période récente. Parce que celui-ci tend à être davantage régi par la notion de coût, mais aussi d’usage et de services associés, de nouveaux modes de consommation du véhicule ont émergé, plus flexibles, plus pratiques. Les professionnels de l’automobile sont en première ligne dans cette évolution de fond et développent de nouveaux services correspondant aux attentes des marchés « mâtures ».
Mais, toutes les mobilités doivent rester libérées, y compris les plus traditionnelles. Des deux-roues aux 44 tonnes, les véhicules restent le premier moyen de mobilité individuelle et les chaînons indispensables de la vie économique. La voiture individuelle reste le moyen de transport privilégié des Français et tout particulièrement dans les zones rurales. Hormis en région parisienne et dans les pôles urbains supérieurs à 100 000 habitants, partout en France l’utilisation de la voiture a augmenté par rapport aux autres modes de transports.
Gages d’insertion sociale pour les uns, de mobilité professionnelle pour les autres, les véhicules ne peuvent être ôtés arbitrairement de la circulation. Entre les différents modes de mobilités, les usagers doivent pouvoir choisir au lieu de subir. L’expérimentation des mesures telles que les ZAPA ou les péages urbains doit prendre en compte les impératifs budgétaires des ménages et maintenir la fluidité des transports de marchandises, sans parti pris idéologique.
Retrouvez toutes les propositions du CNPA dans l’ABCédaire et en particulier : Pour des ZAPA respectueuses des entreprises et des automobilistes / Rationnaliser l’application des règlementations environnementales / Moderniser le parc sans peser sur les finances publiques.

Le report modal intégral érigé en dogme est une fumisterie…
S’agissant du transport individuel, la complémentarité est évidente entre transports en commun et automobile, surtout dans les très grandes villes.
Concernant le transport de marchandises, 75% d’entre elles sont livrées par la route sur des distances inférieures à 150 km, il y a donc, au-delà de cette distance, de la place pour le fret ferroviaire pourvu qu’il soit techniquement et économiquement viable!
Dans les deux cas, l’augmentation de la pression fiscale sur le transport routier n’entraînera pas mécaniquement de report modal.