Après Nicolas Dupont-Aignan, François Bayrou, Eva Joly, Nicolas Sarkozy et François Hollande, le candidat du Front de Gauche Jean-Luc Mélenchon répond au questionnaire du CNPA « Pour des commerces et des services de l’automobile durables ».
FILIÈRE AUTOMOBILE
→ Quel bilan tirez-vous des très nombreux dispositifs mis en place depuis 2008 pour soutenir la « filière » automobile dans un contexte sans précédent de crise économique et de transition structurelle, et quels sont ceux – existants ou nouveaux – dont vous estimerez nécessaire d’étendre le bénéfice aux entreprises de la distribution et des services de l’automobile ?
Pour le Front de Gauche, il n’est pas surprenant de constater que l’ensemble des dispositifs mis en place n’ont pas joué le rôle escompté. En effet la logique libérale qui a primée a favorisé les actionnaires des constructeurs qui ont le bénéficiés des « aides de l’Etat » et autres exonérations tout en étant encouragé à poursuivre leur politique de délocalisation alors qu’ils avaient reçu des financements en échange d’engagement au maintien de l’emploi et de l’activité. De plus l’ensemble des dispositifs d’auto-entrepreunariat présentés comme devant régler le problème du travail dissimulé dans votre secteur a surtout contribué à augmenter la précarité dans un secteur d’activité pourtant non délocalisable.
Les dispositifs d’allègements fiscaux sous forme d’exonérations de cotisation ou de niches fiscales n’ont en rien soutenu l’activité de votre secteur ni contribué à préparer les nécessaires transitions écologiques de l’industrie automobile ni des entreprises de services de l’automobile. Nous ne le redirons jamais assez écologie et industrie ne sont pas incompatible dès lors que prime la question du temps long en lieu est place de la recherche immédiate du profit. Or s’il existe un secteur pour lequel la planification écologique est un enjeu c’est bien celui globalement de l’automobile mais également des professionnels qui participent par leur offre de service (entretien, station service, concessionnaires, contrôle technique…) tant à l’aménagement du territoire qu’à la prise en compte pour le conducteur d’un entretien de qualité pour réduire l’insécurité routière et accompagner une politique de sobriété énergétique.
→ Quelle est la vision stratégique de l’automobile dans l’économie et la société françaises que vous souhaiterez privilégier au cours du prochain quinquennat ?
Les « experts » prévoient la destruction de 170 000 emplois dans l’ensemble du secteur de l’automobile dans les années à venir. Les mêmes oublient souvent de présenter en regard ceux qui se créent. Ainsi dans votre secteur les derniers rapports font apparaître une diminution du nombre d’entreprises de stations services mais également une augmentation de l’activité et des emplois dans le secteur du « contrôle technique », ce qui prouve que les réglementations ne sont pas des freins à l’activité économique.
Si au Front de Gauche nous considérons nécessaire d’interroger le modèle de « croissance infinie de la production de biens matériels dans un monde fini », nous considérons également qu’il faut sortir du modèle du « tout voiture » générateur de pollution, de temps perdu, de dépenses inutiles. Il y a urgence à organiser la mise en œuvre de la bifurcation énergétique dans un monde où le pétrole (comme l’ensemble des énergies fossiles) sera de plus en plus rare et de plus en plus cher. D’ailleurs accompagner une politique de ré-industrialisation et de développement des circuits courts et de soutien à l’activité écologiquement et socialement utile ne conduit pas nécessairement à des mesures impopulaires, car les gaspillages les plus importants sont le fait de ceux qui ont les moyens de se les permettre.
Dans le contexte d’augmentation inéluctable des prix des matières premières, le Front de Gauche considère qu’il faut commencer par encadrer les politiques des compagnies pétrolières et gazières qui se servent de la raréfaction de ces deux sources d’énergies (gaz et pétrole) pour augmenter la part des dividendes. Quand aux grands groupes français, ils s’exonèrent de leur contribution à la solidarité nationale tout en exigeant toujours plus de la part des pouvoirs publics, raison pour laquelle le Front de Gauche propose de (re)nationaliser Total.
Parmi les mesures que nous proposons certaines concernent plus particulièrement le secteur des services de l’automobile. Pour le Front de Gauche s’il convient de préparer l’ensemble des secteurs d’activité à la transition énergétique et tout particulièrement le secteur du transport routier de marchandises qui est un des plus émetteur de gaz à effet de serre, c’est aussi parce qu’il a participé de la libéralisation des échanges qui ont contribué aux délocalisations boursières avec leur lot de fermetures d’usines, de chômage direct et indirect. Rappelons que votre secteur étant tributaire dans les villes moyennes et des zones péri urbaines du ralentissement de l’activité. Promouvoir la relocalisation et le maintien de l’industrie sur l’ensemble du territoire c’est préconiser une politique économique et industrielle qui prend en compte la question de l’aménagement du territoire. En portant dans notre programme « l’humain d’abord » les revendications de la relocalisation des activités, relocalisation de l’économie et circuits courts, le Front de Gauche assume de proposer un programme économique de transition écologique qui s’appuie sur la relance à l’inverse de ceux qui expliquent qu’il n’y a pas d’autre politique possible qu’une cure d’austérité. Il est temps de remettre en cause les politiques de rigueur qui n’ont fait qu’augmenter le chômage et contracter toujours plus l’activité. Ce qui fait vivre une entreprise ce ne sont pas les exonérations de cotisations patronales c’est le fait que le carnet de commandes est plein !
L’impulsion des pouvoirs publics est un des enjeux des années à venir sauf à laisser la situation se dégrader et devoir dans l’urgence mettre en place des politiques de restriction de circulation. Réduire les vitesses, réduire les consommations, repenser notre mode de développement économique et l’aménagement du territoire est le défi que se propose de relever le Front de Gauche avec son programme « l’humain d’abord » !
→ Quels moyens mobiliserez-vous pour développer une filière automobile durablement performante dans sa composante« distribution et services » qui garantit, à elle seule, la présence de 100 000 entreprises et 420 000 emplois non délocalisables ?
L’ensemble des services de votre secteur, souvent présentés uniquement comme des industries polluantes sont pourtant essentiels. Si le commerce de véhicules légers est en crise, l’emploi augmente cependant dans les entreprises de la maintenance-réparation, dans le secteur de l’enseignement de la conduite et celui du contrôle technique. Le secteur du recyclage sera particulièrement soutenu comme celui de l’entretien car c’est aussi avec ce secteur que nous contribuerons à renforcer la sécurité routière. Il s’agira de réorienter les investissements publics et privés, notamment par une politique du crédit : les taux d’intérêt devant être modulés en fonction de l’utilité sociale et écologique des productions. Oui au développement des transports en commun de qualité, aux petits véhicules « propres », en « partage » et abordables… pour de petites distances. Oui à une politique économique qui participe d’un aménagement durable du territoire.
LISIBILITÉ
→ La fiscalité locale s’est considérablement alourdie (CET + 30%) de même que les taxations particulièrement pénalisantes pour les entreprises du commerce et des services de l’automobile (TASCOM et TLPE) : comment comptez-vous alléger les charges des entreprises ?
Ce qui permet à une entreprise de pérenniser son activité ce ne sont ni les exonérations de cotisations patronales, ni les allègements fiscaux c’est le fait que le carnet de commande soit plein ! Reste qu’en matière de fiscalité locale et de fiscalité économique il n’est pas normal aujourd’hui de voir les grands groupes contourner les réglementations et utiliser les dispositifs pour s’exonérer du paiement de l’impôt sur les sociétés ou sur les bénéfices. La réforme de la taxe professionnelle n’a en rien créé plus de justice sociale car elle a un peu plus contribué à renforcer l’inégalité au profit du capital financier moins taxé que l’activité réelle. La réforme fiscale et la politique économique que le Front de Gauche propose s’appuie sur plusieurs propositions : la création d’un pôle public bancaire qui soit en mesure de prêter aux entreprises à des taux préférentiels de l’ordre de 1% dès lors que ces investissements se font dans l’économie réelle et un plan en faveur de l’emploi et des dispositions d’accompagnement au soutien de l’activité des TPE et PME.
→ En termes de stabilité et de lisibilité de la réglementation, comment comptez-vous répondre aux attentes du commerce et de l’artisanat automobiles, dont la priorité est de développer leurs relations commerciales avec leurs clients ?
Le terme de réglementation telle que vous posez votre question renvoie à la limitation et l’encadrement des espaces publicitaires dans l’espace public. Pour le Front de Gauche la pollution visuelle est une pollution à part entière et elle doit faire l’objet à ce titre d’une réglementation et d’un encadrement. Cela d’autant plus que pour l’activité des entreprises de services de l’automobile il n’y a pas meilleure publicité que la satisfaction des clients. L’envahissement de la publicité est également un support des plus utiles à un modèle consumériste qui n’est pas le nôtre.
→ Seriez-vous prêt à ouvrir avec le CNPA une concertation approfondie et continue, animée dans une logique interministérielle, visant à simplifier l’environnement des services de l’automobile ?
Pour le Front de gauche la priorité consiste à engager en concertation avec l’ensemble des professionnels la conversion des métiers directs et indirects liés à l’automobile. C’est prendre en compte le fait que les entreprises du secteur des services notamment offrent justement des services de proximité indispensables. Mais cela ne doit pas conduire à renoncer au développement d’une politique ambitieuse en matière de sécurité routière ni prendre en compte l’évolution des métiers liée à l’évolution des comportements. Dans notre société le rapport à l’automobile est en passe d’être profondément modifié au point que le secteur de l’auto-partage comme de la location sont pour votre secteur un vivier d’activités et d’emplois. Il ne s’agit donc pas pour le Front de Gauche de revenir à un modèle obsolète.
MOBILITÉ
→ Le Plan « Véhicules décarbonés » engagé en octobre 2008 fera-t-il l’objet d’un accompagnement spécifique, notamment au niveau des infrastructures nécessaires au développement de ces véhicules ?
Ce plan n’est pas une panacée. Le Gouvernement fait de la communication avec cette affaire. Une voiture qui roule avec de l’électricité, produite grâce au charbon ou au fioul, émet indirectement du CO2. La voiture « propre » génère autant d’embouteillages, de déchets et de route qu’une voiture classique. Si la voiture électrique peut être pertinente sur des usages bien précis, comme la livraison en ville par exemple, les infrastructures de recharge vont être nécessaires. Le premier « accompagnement » serait de réunir de nouveau autour de la table les associations d’usagers et de défense de l’environnement. Ce serait une erreur de penser qu’en s’engageant dans une généralisation de la voiture électrique serait réglée la question de la fin des énergies carbonées. Il faut éviter de faire ce qui a été fait avec le chauffage électrique dans les années 80 présenté comme la panacée mais qui n’a en rien encouragé à la nécessaire sobriété énergétique et qui devient pour les familles surtout modeste une charge de plus en plus difficile à assumer.
Si nous entendons développer en priorité les transports de proximité : bus, trams, TER, nous considérons également l’auto-partage, le covoiturage, taxis collectifs, vélo… dont votre secteur est un des acteurs essentiels comme un des outils au service de la planification écologique.
→ De manière plus générale, selon le bilan que vous tirez du « Grenelle de l’Environnement » appliqué au niveau de l’automobile et du véhicule industriel, quelles perspectives envisagez-vous ?
Il faut reprendre les choses où elles se sont arrêtées et réviser, en concertation avec les parties concernées dont les professionnels mais pas uniquement, les mesures afin de programmer et accompagner la nécessaire bifurcation de notre économie. Car malgré certaines avancées, les résultats du Grenelle ne sont pas à la hauteur des enjeux. Aucun financement pérenne des transports urbains et ferroviaires n’a été mis en place, les modes de déplacement « doux » restent encore ignorés . Après le Grenelle de nombreux « accros » ont abouti à un démantèlement de fait des exigences fixées par le Grenelle lui-même. Il s’agira de repartir des priorités de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’impulser une politique d’urbanisme visant à redensifier les territoires des grandes ville et à lutter contre l’étalement urbain qui allonge les temps de transports l’un des axes du futur Grenelle.
→ Quelle est votre conception d’une « mobilité durable » ? Comment comptez-vous organiser et développer la complémentarité entre les différents modes de transports et faciliter en amont les concertations indispensables aux plans de déplacement urbains et ruraux comme à un aménagement équilibré du territoire ?
Notre démarche est la planification écologique, qui vise à réorienter nos modes de production et de consommation, dans un souci de préservation de la biodiversité et des écosystèmes. Dans ce cadre, nous envisageons le redéploiement du réseau ferroviaire sur le territoire, dans le cadre d’une nationalisation de RFF, en particulier pour le fret. Car concernant la mobilité, il ne s’agit pas seulement de polluer un peu moins.
EMPLOIS
→ La problématique liée à l’image de l’automobile, en tant que produit et activité économique suppose un réel effort d’attractivité que la filière ne pourra réaliser seule. Serez-vous prêt à associer l’Etat, les conseils régionaux et les branches concernées dans une vigoureuse campagne de valorisation des métiers de l’automobile ?
Les politiques de transports et d’urbanisme menées par le Front de Gauche sont de favoriser les circulations douces et les transports en commun dans les centres urbains. Ce dernier secteur étant source d’emploi particulièrement qualifiés. Nous préférons pour votre secteur définir les priorités permettant de développer et encourager les nouveaux métiers de la mobilité.
→ Le dispositif « Compétences-Emplois » mis en place à l’initiative du CNPA dans le cadre de la Charte automobile, qui a permis de préserver près de 10 000 postes, venant à échéance en 2012, prenez-vous l’engagement de faire reconduire le soutien de l’Etat ?
La Charte automobile signée et mise en œuvre à l’initiative du CNPA permet d’accompagner vos professions dans une période de transition particulièrement importante sur les plans stratégique, technologique, environnemental et humain. Cependant il nous semble nécessaire de lui donner une nouvelle dimension prenant plus en compte la nécessaire transition vers les transformations des conditions de travail et du mode de vie permettant de remettre en cause les logiques économiques dominantes actuelles. Logiques dites « libérales » parce qu’elles se fondent sur la liberté de circulation et d’échange des capitaux, des biens et services sans prendre assez en compte la reconversion vers des métiers de services qui doivent accompagner le développement des transports collectifs et du fret notamment.
→ La qualité de la formation initiale et continue dépendant de son adéquation aux besoins actuels et futurs des entreprises comme c’est le cas pour les services de l’automobile, quelle politique entendez-vous promouvoir au niveau de la formation professionnelle et comment envisagez-vous de renforcer le rôle des Branches dans ce domaine essentiel ? Quelle place accordez-vous à l’alternance et quels seront vos engagements pour renforcer ce choix de manière positive, au niveau des jeunes comme des entreprises ?
Au Front de Gauche le développement de l’enseignement professionnel est pour nous une priorité car il ne peut y avoir de main d’œuvre qualifiée si elle n’est pas formée. La mission de l’école est d’éduquer, de qualifier et d’émanciper nos élèves. Aujourd’hui la voie professionnelle de l’enseignement public a été sacrifiée par le gouvernement qui prétend qu’il faudrait qu’il y ait plus d’apprentis dans notre pays.
Or s’il ne faut pas exclure cette voie de formation, il faut rappeler que entreprises ne sont pas des écoles et ne le seront jamais. On ne peut pas demander à chaque patron productif d’ouvrir une école à l’intérieur de l’entreprise. Lui, il paie déjà une taxe d’apprentissage pour que ce soit l’école qui s’en charge. Et c’est normal. C’est une vision complètement archaïque de la production à l’heure où les métiers nécessitent une exigence de savoirs fondamentaux et de technologies avancés.
Alors que notre pays tient sa force sur le plan mondial du haut niveau de qualification de ses travailleurs. Afin de pouvoir mener à bien la bifurcation que nous lance le grand défi de la planification écologique. La voie professionnelle demande autre chose que les projets de destruction de la droite. Le Front de Gauche s’engage à ce que l’investissement de l’État dans l’enseignement professionnel soit augmenté de 50 % pour que les enseignements techniques, professionnels et généraux soient d’égale qualité.
SÉCURITÉ ROUTIÈRE
→ Êtes-vous prêt à faire étudier une campagne de communication avec le CNPA pour valoriser le rôle essentiel de tous les services de l’automobile, des deux roues et des véhicules industriels dans la sécurisation du parc ?
Dans le cadre de la planification écologique que souhaite mettre en œuvre le Front de Gauche, nous préconisons la limitation des coûts tant sociaux qu’environnementaux des déplacements, nous proposerons que les véhicules à deux ou quatre roues soient soumis à des règles strictes concernant le rapport poids/puissance, la vitesse maximale (à définir, mais proche des 130 km/h), la consommation, et les émanations polluantes (CO2, mais aussi particules fines, COV, NOx, etc.). Votre secteur comme acteur économique doit tout particulièrement être associé pour préparer cette transition car si nous voulons préserver le droit à la mobilité il nous faut nécessairement développer des outils au service de la sobriété énergétique. Il est clair que nous sommes dans une démarche de prévention et de transition.
→ De façon corollaire, serez-vous prêt à rationaliser l’intervention des services de l’Etat dans ce domaine, souvent trop dispersés entre plusieurs ministères, et à systématiser la concertation préalable avec les organisations réellement représentatives ?
L’ensemble des politiques de prévention et de transition doivent, selon nous, être coordonnées en lien avec tous les acteurs, de la prévention routière aux professionnels en passant par les associations d’usagers.
→ Quelle politique de sécurité routière allez-vous mener en matière de prévention et plus particulièrement en ce qui concerne les activités de maintenance du parc mais aussi du contrôle technique et de la formation à la conduite ?
Au Front de Gauche nous considérons comme essentiel une refonte globale de la formation au permis de conduire pour modifier les comportements au volant et pour une meilleure prise en compte de la nécessité d’entretenir et de faire régulièrement contrôler l’état de son véhicule. Rappelons que 75% des tués sur la route sont des hommes et un tiers des femmes victimes d’accident de la route sont des passagères. Au Front de gauche des Transports nous préconisons un apprentissage plus long, pour lutter contre l’insécurité routière. Nous assumons de considérer qu’il faut travailler plus fortement sur les comportements au volant. Une réflexion d’ensemble doit avoir lieu avec les constructeurs automobiles pour qu’ils cessent de faire de la vitesse une donnée sous-jacente dans leurs publicités (on filme une voiture avalant des kilomètres à perte de vue sur une route libre de toute circulation). De la même manière en coopération avec les professionnels il nous paraît souhaitable de développer des campagnes de prévention des comportements mais également des campagnes d’information sur le nécessaire entretien du parc. Par ailleurs le Front de Gauche des Transports est favorable à une réforme en profondeur du permis de conduire.

Oups! Ah oui! Il y a effectivement un gros malentendu entre la question posée et la réponse!!! Drôle!
Je crois qu’il n’a pas franchement compris la question concernant la stabilité réglementaire (qui nous est au passage indispensable). Dans sa réponse il parle de lisibilité des pancartes…?? et de lutte contre l’envahissement publicitaire???! Cela dit, sur ce sujet, la TLPE est une réglementation absurde et mal cadrée qui nous a causé beaucoup de torts!!!
Il est faux de dire que le transport routier de marchandises est un des plus émetteur de gaz à effet de serre !!! En effet, il en est responsable au niveau mondial pour seulement 3,5 % contre 6% pour les VP!!! De façon globale, les transports sont responsables de 13,1 % des gaz à effet de serre loin derrière l’énergie (25%), l’industrie (19,4%), la sylviculture (17,4%) et l’agriculture (13,5%). Par ailleurs, des progrès notables ont été faits par la filière en matière de réduction des GES ces dernières années…