Multimodalité et mobilités

Voiture contre transports collectifs : il est temps de dépasser cette veille habitude de mettre en concurrence les modes de mobilité. Cette vision antagoniste a longtemps organisé les débats en matière de déplacements et est en train d’évoluer vers une politique de complémentarité, que l’on observe d’ailleurs au sein des programmes politiques de nombreux candidats.

La voiture individuelle assure 85% des transports de voyageurs en France. Mais les besoins de mobilité sont infiniment multiples : quel point commun entre ceux d’un parisien sans enfant, habitant intra-muros et ceux d’un senior installé en milieu rural ? Quel planning de transports pour la mère de famille résidant dans une petite ville et l’étudiant habitant dans une banlieue éloignée d’un pôle urbain ? Mais aucun mode de transport ne peut être parfaitement pertinent sur tous les territoires et à tous les moments de la journée ou de l’année.

Pour des raisons tant écologiques que financières, les modes de déplacement alternatifs à l’automobile doivent être adaptés aux territoires et espace-temps de la vie, de manière à rationaliser l’usage de chaque mode en fonction de sa zone de pertinence. Sur les trajets domicile-travail, un moyen d’y parvenir : organiser l’ensemble de la chaîne de déplacements, en travaillant particulièrement sur les points de transit et de changement. Permettre qu’avec un seul et même titre de transport, les citoyens puissent prendre successivement leur voiture pour aller à la gare, puis le TER, le tramway ou le bus, et pourquoi pas louer un vélo. Dans les milieux urbains, la coordination des différentes offres de transport, encore fragmentaire, doit être améliorée. Il faut progresser notamment sur l’installation de parkings relais, les politiques tarifaires intermodales des transports en commun et les systèmes intelligents informant les usagers de la circulation pour orienter leur choix.

L’automobile reste et restera le mode de transport individuel le plus efficient aux yeux des consommateurs. Le CNPA rappelle donc que les solutions alternatives de déplacements doivent être à la hauteur du niveau de qualité offert par la voiture particulière, fiables et suffisamment dimensionnés. La mobilité et la libre circulation des citoyens doivent être assurées sans discrimination.

Laisser un commentaire

Humour de campagne

Laisser un commentaire

Les résultats du 1er tour sont tombés !

Les grandes tendances du scrutin
Quelques 45 millions de Français et électeurs de l’Union européenne étaient appelés à voter au premier tour des élections municipales hier.
Au niveau national, l’UMP arrive en tête avec 48% des voix. Le PS suit avec 43%. Le FN, quant à lui, réalise un résultat six fois supérieur à celui qui était le sien en 2008, avec 7% des voix.
Plusieurs villes qui ont élu leur maire dès le premier tour, par exemple :
- Puy-en-Velay : Laurent Wauquiez (UMP) réélu avec 69% des voix
- Bordeaux : Alan Juppé (UMP) l’emporte au premier tour face au PS
- À Hénin-Beaumont, le candidat Front national Steeve Briois est élu dès le premier tour avec 50% des voix.
- Jean-François Copé, président de l’UMP, a été réélu maire de Meaux (Seine-et-Marne), avec environ 64% des voix.
- Yves Jégo, délégué général de l’UDI  a obtenu 77 % des voix à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne).
- L’ex-EELV Noël Mamère est réélu à Bègles en Gironde avec 51,74%.
Consulter tous les résultats en cliquant ici.

Les villes où il fait bon rouler
Les automobilistes ont également achevé leur classement des villes autophiles. « 40 millions d’automobilistes » a publié les résultats de l’opération « Raconte-moi ta ville » et révèle le podium des villes où il fait bon rouler. Pour consulter le classement, cliquez ici.

Laisser un commentaire

Toulouse : les transports au coeur des débats

Après les municipales de 2008, Pierre Cohen pour le PS et Jean-Luc Moudenc pour l’UMP s’affrontent à nouveau pour diriger la ville rose. La politique des transports est au cœur des débats publics dans une agglomération qui connait une croissance de 15 000 habitants supplémentaire chaque année. Les projets s’opposent notamment pour résoudre les problèmes d’embouteillage qui menacent d’asphyxier la ville.

Jean-Luc Moudenc est favorable à la construction d’une troisième ligne de métro entre la zone aéronautique de Blagnac et Labège. Afin de fluidifier la rocade, il souhaite également relancer le projet d’un deuxième contournement autoroutier.

Une idée contestée par le maire sortant Pierre Cohen. Il estime que ce projet est inutile car 85% du trafic de la rocade est interne à l’agglomération. Le candidat PS préconise plutôt le développement des transports en commun, comme le prolongement du métro et la construction d’une ligne de tramway reliant la gare et l’aéroport.

Résultat du vote des Toulousains les 23 et 30 mars prochains !

Laisser un commentaire

Humour de campagne

Laisser un commentaire

Exprimez-vous !

Les entreprises des services de l’automobile sont présentes au cœur des villes comme dans leur périphérie.  Elles sont directement impactés par les politiques de circulation et de transport mises en place dans les communes. Alors, exprimez-vous en répondant à la question de notre sondage (colonne de droite) :

Fiscalité, stationnement, solutions de mobilité : faites-vous confiance à votre maire pour défendre la place de l’automobile dans la ville ?

Laisser un commentaire

Humour de campagne

Laisser un commentaire

Lyon : métro, boulot, bouchons…

Dans un article de Lyon Capitale (mars 2014), le mensuel passe au crible les propositions des candidats sur la thématique des transports pour l’élection du nouveau maire dans la capitale des gaules. Revue de programme…

Quelles solutions pour la troisième ville la plus embouteillée de France ?

Gérard Collomb répond prolongement de la ligne B, autopartage avec Autolib’, Sun Moov’ et Bluely avec « 1 000 voitures électriques en libre service d’ici 2018 ». Après des débuts compliqués, Bluely semble avoir trouvé son public avec un objectif de 3 000 abonnés qui devrait être atteint d’ici fin 2014. L’édile lyonnais promet aussi des Vélo’v adaptés aux enfants…

Michel Havard, candidat UMP, insiste sur le développement d’une application pour faire connaître aux automobilistes, en temps réel, les emplacements libres. A tester grandeur nature…

Quant à Étienne Tête d’Europe Écologie Les Verts, il souhaite limiter le nombre de voitures en ville. Pour cela, il veut encourager, de manière pédagogique, la marche à pied, le vélo et les transports en commun. Les Verts sont également favorables à une limitation de la vitesse à 30 km/h dans la ville.

Quelles solutions pour la troisième ville la plus polluée de France ?

Pour Gérard Collomb, la solution est simple : il faut investir 1 milliard d’euros dont les trois quart dans le métro. Le maire sortant constate déjà avec satisfaction qu’il a réussi à faire baisser la part modale de la voiture à 47% (contre 52%). Il souhaite par ailleurs développer des carburants alternatifs, moins polluants.

Son concurrent à droite Michel Havard milite pour l’efficacité des déplacements. Pas question d’opposer la voiture aux autres modes de déplacement, mais plutôt d’en faciliter l’usage grâce au stationnement intelligent ou à des parkings partagés. « La voiture conservera toujours une part significative des déplacements ».

Enfin, Les Verts prévoient l’abandon progressif de l’automobile au profit des modes doux et des transports en commun… A méditer !

De quoi alimenter la campagne dans la capitale rhodanienne !

Laisser un commentaire

Nice : le tramway en question

Favori des sondages, le maire sortant Christian Estrosi (UMP) candidat à sa réélection, porte un projet controversé de tramway souterrain sur la ligne 2. Ce tracé doit relier l’aéroport au port de Nice en moins de 25 minutes et ne remporte pas tous les suffrages. Notamment celui de Patrick Allemand, candidat PS. Ce dernier dénonce le coût trop élevé de la réalisation et les nuisances pour les riverains et les commerçants. Au cœur du débat : la politique de grands investissements et l’endettement de la 5ème ville de France en terme de population.

Voir la vidéo du journal Les Echos

Laisser un commentaire

Humour de campagne

Laisser un commentaire

Circulation à Nancy : pourquoi ne pas passer par les airs ?

Pour faciliter les déplacements quotidiens des salariés vers les zones d’activités des hauts quartiers de la ville, le candidat indépendant à la mairie de Nancy, Jean-Marie Potier, propose d’installer un téléphérique. « Les transports urbains via téléphérique ou télécabine sont une réalité en France et dans le monde. La technologie est totalement maitrisée, elle coûte moins cher que les autres transports en commun, son fonctionnement est régulier. Qui plus est, ce type de transport libère de la place au sol. »

Consultez ses propositions sur son blog

Un commentaire

Humour de campagne

Un commentaire

Stop à l’augmentation de la fiscalité locale !

Le CNPA interpelle les candidats aux municipales : savent-ils seulement quelle charge fiscale supportent les entreprises ? Ont-ils réalisé à quelle vitesse spectaculaire la fiscalité locale a augmenté ? Et quel est son impact précis sur nos entreprises de la distribution et des services de l’automobile ? Car ce sont bien les taxes locales qui ont explosé ces dernières années.

 Sur la période 2001-2009 :
+ 62% pour la taxe foncière ;
+ 34% pour la taxe professionnelle ;
+ 74% pour la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM).

La substitution de la Contribution Économique Territoriale (CT) à la « taxe pro » en 2011 a été le seul élément positif pour les entreprises, et encore : elle s’est accompagnée d’un transfert aux communes du produit de la Taxe sur les Surfaces Commerciales (TASCOM) avec possibilité de faire évoluer le tarif jusqu’à 20% ! Sans surprise depuis 2012, 5 246 communes ont déjà majoré son tarif et seulement 5 ont décidé de le réduire. A cause de ce transfert, le produit de cette taxe a été multiplié par 3, en passant de 200 millions € en 2004 à 620 millions € en 2011.

Qui sont les grands perdants ? Le commerce et les services de l’automobile, du deux roues et du camion, pénalisés par la taille de leur surface commerciale, littéralement incompressible !

Pour compléter le tableau, il convient d’ajouter l’extension en 2008 de la Taxe Locale sur la Publicité Extérieure (TLPE) aux enseignes, qui a ni plus ni moins instauré un nouvel impôt sur le commerce. Son produit est passé de 42 millions € en 2008 à 144 millions € en 2012, soit 100 millions € d’impôts supplémentaires à la charge du secteur du commerce.

A quand la fin de l’escalade ?

3 commentaires

Baisse de vitesse à 80km/h : les automobilistes se révoltent !

Le ministère de l’Intérieur envisage une baisse de la limitation de vitesse sur les routes secondaires à 80km/h. Le CNPA soutient l’association 40 millions d’automobilistes qui relaie l’indignation des conducteurs, et précise que 93% de Français s’opposent à cette mesure.

Rappelons en effet que les deux principales causes de mortalité sur les routes résident dans l’alcoolémie et dans la somnolence…

Le CNPA s’oppose totalement à ce projet : lire la position du CNPA sur la vitesse.

Le CNPA relaie donc l’appel de l’association à la riposte : une pétition est en ligne sur www.nonalabaissedeslimitationsdevitesse.com

Rendez-vous également sur le site http://racontemoitaville.com/Je-note-ma-ville.html, pour voter sur la politique automobile menée par votre municipalité. Le classement provisoire des 3 meilleures villes est déjà consultable…

7 commentaires

Metz : un candidat pro auto qui veut « dé-piétonniser » le centre

Soutenu par François Grosdidier, Maire (UMP) de Woippy, Xavier Kormann fait des propositions choc. Il déclare en effet vouloir redonner plus de place aux voitures dans le centre-ville de Metz pour «dé-piétonniser» les rues de l’hyper-centre commercial. Le candidat souhaite également supprimer les zones 30km/h dans la ville et mettre fin aux ralentisseurs.

Avec près de 120 000 habitants dans la commune et 390 000 sur l’ensemble de l’aire urbaine, Metz est la ville la plus peuplée de Lorraine.

Des propositions positives et originales, qui vont à contresens de la majorité des municipalités actuelles, favorables au développement prioritaire des transports en commun.


Pour regarder l’interview de Xavier Kormann concernant la politique de transports messine sur France 3  Lorraine, cliquer ici.

2 commentaires

Humour de campagne

2 commentaires

L’emploi, l’emploi, l’emploi…

Au cœur de cette campagne des municipales : l’attractivité des territoires et l’emploi… Forte de ses 405 000 salariés, la Branche de la distribution et des services de l’automobile revendique sa spécificité pour plusieurs raisons :

- Des emplois non délocalisables. Par définition, les 21 métiers du commerce et des services de l’automobile, des deux-roues et des véhicules industriels s’effectuent auprès du client et de son véhicule. Contrôleurs techniques, écoles de conduite, garagistes et loueurs de véhicules constituent des métiers d’avenir, en ce sens qu’ils ne peuvent être délocalisés. Il s’agit de services de proximité ;

- Des emplois qui participent au maillage économique du territoire. Puisqu’ils sont intimement liés au contact avec les véhicules et la clientèle, les emplois du commerce et des services s’étalent sur l’ensemble du territoire sans exception. Ils participent ainsi au dynamisme économique des communes et à l’emploi en milieu rural ;

- Des emplois vecteurs d’insertion sociale. Près de 60 000 jeunes sont formés tous les ans, dont 23 000 apprentis. L’alternance prévaut et permet à tout type de profils de s’insérer au sein de ce milieu professionnel. Ainsi, l’année dernière, 52% des apprentis ont été embauchés par l’entreprise qui les a accueillis en apprentissage ;

- Une grande diversité des métiers. Avec 22 diplômes et plus de 40 certificats de qualification professionnelle, la Branche propose des emplois du niveau CAP au diplôme d’ingénieur, au sein de TPE comme de groupe employant plus de 1000 salariés. La formation continue, dispensée à près d’un salarié sur 6 chaque année, permet d’actualiser les compétences et de favoriser la mobilité interne.

Des emplois de proximité pour des métiers d’avenir !

3 commentaires

Humour de campagne

Un commentaire

Paris : le match NKM / Hidalgo

Dans le magazine « Voiture écologique » (n°9 du 11 décembre 2013), les deux candidates à la mairie de Paris, Anne Hidalgo (PS) et Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), confrontent leurs points de vue sur la thématique des transports et de la place de la voiture dans la capitale.

Politique anti-voiture ?
Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo sont d’accord pour réduire la place de la voiture dans Paris, mais selon des modalités différentes. NKM rejette la politique menée par l’équipe sortante « qui a voulu dégouter les automobilistes : cela ne fait que générer davantage de pollution, davantage de bruit, et conduit à faire de Paris une ville stressée ». Elle est favorable à des solutions nouvelles pour une meilleure fluidité des déplacements, grâce à « une offre de stationnement complémentaire et une meilleure régulation des flux ».
Anne Hidalgo dénonce les mesure fiscales du gouvernement Sarkozy (et de sa ministre de l’Écologie !) en faveur du diesel, dont les gaz d’échappement sont des « produits hautement cancérogène » selon l’OMS. Une position largement contestée par le CNPA. Elle souhaite « donner aux Parisiens la liberté de choisir entre plusieurs alternatives : vélo, marche, transports en commun, véhicule partagé ou automobile individuelle. Un point de vue qui se rapproche de celui du CNPA en faveur de la multi-modalité.

Limiter la vitesse sur le périphérique
La candidate UMP s’oppose à la décision de l’équipe municipale actuelle de limiter la vitesse à 70 km/h sur le périphérique parisien afin de baisser la pollution. « A la lumière des études de l’ADEME, tout le monde s’accorde à dire que cela n’est pas vrai ». Elle milite également pour des revêtements antibruit afin de limiter les nuisances sonores.
Anne Hidalgo s’appuie elle aussi sur des études de l’ADEME pour démontrer que cette mesure permettrait de réduire de 5% les émissions polluantes. Mais aussi de limiter le bruit… et le nombre d’accidents annuels !

Restreindre la circulation
A la question « envisagez-vous des restrictions de circulation pour certains véhicules ? », NKM refuse « toute idée de péage urbain ». Cependant, elle souhaite interdire la circulation des poids lourds polluants, grâce au dispositif des ZAPA (Zones d’Actions Prioritaire pour l’Air). Cette interdiction doit être progressive (normes Euro 1, 2, 3, 4) de façon à permettre le renouvellement des flottes… Au final, « l’interdiction sera étendue à la norme Euro 5 en 2020 ».
Anne Hidalgo se déclare « favorable à un péage aux portes de l’agglomération pour les poids lourds très polluants » et souhaite interdire l’accès de la capitale aux cars de tourisme, notamment l’été en raison des pics de pollution. La candidate socialiste en profite justement pour tacler le concept même de ZAPA, initiée par NKM, alors ministre de l’Écologie, qui serait « tellement compliquée à réaliser et socialement injuste, qu’elle ne fut mise en œuvre dans aucune commune de France ».

Augmenter l’offre de stationnement
NKM ne souhaite pas augmenter la pression fiscale pesant sur les Parisiens : « l’amende de stationnement restera au niveau existant », sachant que le relèvement de l’amende de 11 à 17 € a déjà multiplié par deux les recettes de stationnement de la ville. Pour développer l’offre de stationnement, elle veut favoriser la « mutualisation des places de stationnement inutilisées, notamment celles des entreprises et des bailleurs sociaux », soit 120 000 !
Quant à Anne Hidalgo, elle milite pour une « nouvelle offre de stationnement dans les parkings en sous-sol, plus souple, avec des tarifs forfaitisés tenant compte des différents usages ».

Des approches souvent différentes pour des solutions relativement proches !

Un commentaire

Humour de campagne

 

Laisser un commentaire